Téo Mignot, directeur de commerces

Qu’est-ce qui vous a motivé à investir à Val d’Isère, et plus particulièrement à reprendre Killy Sport ?

Je me suis toujours destiné à une vie dans mes montagnes. Je considère que nous vivons dans l’un des plus beaux endroits sur terre, et pour avoir eu la chance de découvrir plusieurs villes à travers le monde, je n’ai jamais eu le moindre doute sur le fait que je reviendrais un jour chez moi.

Concernant Killy Sport, c’est une histoire de famille et de cœur. Mon arrière-grand-père a fondé l’entreprise en 1946. J’y ai grandi, j’y ai fait mes premiers pas, aussi bien sur le plan personnel que professionnel, et y revenir a toujours été l’un de mes rêves. Cela a été long et difficile à concrétiser, mais aujourd’hui, nous y sommes parvenus, et j’en suis profondément heureux.

L’objectif désormais, c’est de pérenniser l’ensemble : d’abord l’entreprise, mais aussi la station, afin de rendre hommage à ceux qui l’ont bâtie et de permettre aux générations suivantes de connaître, elles aussi, cette qualité de vie unique que nous offre Val d’Isère.

 

Comment percevez-vous le dynamisme économique de Val d’Isère ?

Je pense que nous sommes extrêmement privilégiés par la situation actuelle de Val d’Isère. Nous évoluons dans une station exceptionnelle, à la fois pour la qualité de son domaine skiable, son altitude, et sa renommée internationale. Aujourd’hui, une grande partie des skieurs du monde entier connaît Val d’Isère ou rêve de la découvrir, c’est une force rare qu’il faut savoir entretenir.

Notre responsabilité est donc de délivrer le meilleur service possible à cette clientèle exigeante, pour qu’elle tombe amoureuse, elle aussi, de ce petit village niché au fond des montagnes. Cela passe bien sûr par les grands événements, comme le Critérium de la Première Neige, mais aussi par tous ces détails du quotidien : une devanture soignée, des trottoirs dégagés et accessibles et un accueil irréprochable.

Je suis convaincu que le dynamisme de Val d’Isère repose sur cette exigence partagée. C’est en restant attentifs, réactifs et fiers de notre savoir-faire que nous ferons perdurer ce cercle vertueux et que cette nouvelle clientèle deviendra, avec le temps, une clientèle fidèle.

 

Quels profils de salariés recherchez-vous pour faire vivre vos commerces ?

Aujourd’hui, nous privilégions avant tout l’état d’esprit. Bien sûr, l’expérience compte, mais nous accordons une importance particulière à la motivation, à la curiosité et à la capacité d’adaptation. Les compétences techniques peuvent toujours s’acquérir avec le temps et la formation, contrairement aux savoir-être. Nous recherchons donc des personnes passionnées, rigoureuses et prêtes à s’investir dans un environnement exigeant mais valorisant.

Une fois que le candidat devient salarié, c’est à nous de créer les conditions de sa réussite. Notre rôle, c’est de l’accompagner pour qu’il soit à la fois performant dans son poste et épanoui dans son cadre de vie, que ce soit au sein de l’entreprise ou dans la station. Nous faisons tout pour qu’il ait envie de rester, de progresser et, idéalement, de grandir avec nous au fil des saisons, et pourquoi pas, faire le choix comme nous de rester vivre à Val d’Isère.

 

Quelles sont, selon vous, les principales difficultés rencontrées par les travailleurs à Val d’Isère ?

Je pense qu’aujourd’hui, la principale difficulté réside dans l’accès aux infrastructures qui rendent la vie de tous les jours simple et agréable. Que ce soit le logement, les parkings ou la garde des enfants, beaucoup d’aspects du quotidien, parfois anodins ailleurs, prennent ici une ampleur démesurée simplement parce que nous sommes à Val d’Isère.

Je crois que la plupart des acteurs font de leur mieux pour améliorer les conditions de leurs employés, car c’est grâce à eux que nous pouvons travailler et offrir le service dont la station est fière. Pour autant, il reste du chemin à faire. Nous devons continuer à chercher des solutions pour rendre la vie ici un peu plus simple et plus attractive pour ceux qui choisissent de construire leur parcours professionnel à nos côtés.

 

En tant que commerçant, comment voyez-vous votre rôle dans l’attractivité et la vie locale de Val d’Isère ?

Je pense avoir le même rôle que tous les acteurs de la station qui sont en contact avec la clientèle. Qu’il s’agisse d’un agent municipal qui aide un automobiliste à se garer, ou d’un agent d’accueil de l’office du tourisme qui conseille une famille tout juste arrivée, nous partageons tous la même mission : offrir un service à la fois performant, exigeant et chaleureux.

Nous sommes tous dans le même bateau, et notre premier objectif doit être de faire rayonner la station par la qualité de notre service et la diversité que nous proposons à nos clients. Cette règle vaut autant pour l’Avalin présent ici depuis plusieurs générations que pour les grands groupes qui ont choisi d’investir chez nous. Nous devons tous jouer le jeu au maximum pour que les clients se sentent valorisés du premier au dernier jour d’ouverture de la station, et même au-delà.

Aujourd’hui, nous sommes avant tout chanceux. C’est à nous de travailler le plus ardemment possible pour que cette chance se pérennise et que nous puissions continuer à évoluer dans ce cadre unique encore pour de nombreuses générations, même si la montagne, et notre station, évolueront forcément au fil des saisons.