Michel, sapeur-pompier volontaire

Pisteur-secouriste depuis 24 ans, Michel Bonnevie ne se limite pas aux pistes enneigées. Depuis l’an 2000, il est aussi sapeur-pompier volontaire, un engagement qu’il considère comme une évidence : prolonger sa mission de secours pour protéger habitants et visiteurs.

Après des tests physiques et une formation adaptée à ses acquis en secourisme, il a intégré les équipes pour intervenir sur des missions variées : secours à personne, incendies, accidents… Il intervient dès qu’il est disponible, grâce à une application qui lui permet de rejoindre rapidement les équipes. Les gardes régulières lui permettent de maintenir ses compétences et de renforcer la cohésion avec ses collègues, une dimension essentielle dans cette activité.

Pour Mich’, aider fait partie de l’ADN des montagnards. Dans un village isolé, chaque intervention compte. Et la présence de pompiers volontaires est cruciale, surtout en intersaison, quand les effectifs sont réduits mais que les besoins restent bien réels. Des moments forts ? Il en a vécu. Comme ce camion-citerne renversé en pleine montée de Bellevarde, ou cette avalanche pendant la pandémie, où la coordination entre services a été exemplaire. En montagne, la coopération n’est pas un mot : c’est une nécessité.

Michel insiste : être pompier volontaire demande motivation, empathie et disponibilité. Ce n’est pas un engagement à prendre à la légère, mais la récompense est immense : des rencontres, des liens forts, et la satisfaction d’aider quand ça compte. La caserne, pour lui, c’est une famille. On y passe pour dire bonjour, partager un café, s’entraider. On se retrouve aussi hors service, lors d’événements qui renforcent cette cohésion unique.

Être sapeur-pompier, c’est bien plus qu’aider son prochain, c’est vivre des expériences humaines intenses et tisser des liens forts. Son message à ceux qui hésitent à s’engager ? Osez franchir le pas : parce qu’ici, chaque volontaire compte.