Carole, une présence essentielle dans le quotidien des enfants

Voilà cinq ans que Carole Ruet a choisi de donner un nouveau sens à sa vie professionnelle en devenant accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH). Une réorientation qui n’était pas écrit d’avance, après des études en secrétariat et une longue expérience dans le commerce, mais qui lui semble désormais une évidence. Elle peut désormais mettre sa bienveillance et son sens de l’écoute au service de personnes qui en ont besoin.
Depuis quatre ans, elle accompagne individuellement un élève de l’école de Val d’Isère, 24 heures par semaine. Un suivi continu qui lui permet de connaître en profondeur son rythme, ses forces, ses fragilités, mais aussi ses besoins du moment. Son quotidien ? S’adapter, toujours. Chaque journée dépend de la fatigue de l’enfant, de son humeur, de ses capacités fluctuantes.
En étroite collaboration avec l’enseignant, Carole ajuste les objectifs, sélectionne les supports pédagogiques, module les temps de pause. En amont, elle prépare parfois des activités ciblées pour répondre aux défis du moment. Rien n’est figé : l’enfant donne le rythme, et l’adulte doit s’adapter avec patience et attention. Elle entretient également un lien important avec les parents, afin d’assurer une continuité rassurante autour de l’enfant, partager les avancées et échanger sur les difficultés. Elle estime que c’est l’un des aspects les plus importants de son travail : créer un cercle de confiance où chacun avance dans le même sens.
Carole parle de son métier avec une passion communicative. Elle est fière d’être là, dans les bons comme dans les mauvais moments. Ce qui la touche le plus, ce sont les progrès, parfois petits, mais toujours précieux : l’apprentissage du langage, de la lecture, un geste nouveau, toutes les petites victoires du quotidien. Elle souligne les liens si particuliers qui se tissent avec les enfants. Il faut parfois beaucoup de temps pour qu’ils s’ouvrent, mais lorsque la confiance s’installe, elle se transforme en un échange réciproque d’une grande intensité. Pour Carole, ces moments sont la confirmation qu’elle a trouvé sa place.
Le métier n’est pourtant pas simple. Affectations imposées, rémunération faible, impossibilité d’obtenir un temps plein… autant de réalités qui rendent le quotidien parfois difficile. Lorsqu’elle accompagnait plusieurs élèves, la frustration était grande de ne pas pouvoir s’investir autant auprès de chacun. Pour Carole, ce travail exige plus que de la motivation : il faut savoir s’adapter aux différents types de handicap, avoir une réelle capacité d’écoute, une sensibilité qui ne s’apprend pas, beaucoup de calme, et la faculté de protéger l’enfant de ses propres émotions pour préserver sa stabilité.
En parallèle, Carole travaille également au périscolaire de Val d’Isère, où elle retrouve les enfants dans un cadre plus ludique et collectif. Animée par l’envie d’apprendre, elle envisage de passer son CAP Petite enfance pour continuer à évoluer et renforcer sa présence auprès des enfants qui en ont besoin.
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