DVA : comment ça marche ce truc?

Fin janvier 2019, 57 employés de la commune ont été sensibilisés à l’utilisation du Détecteur de Victimes d’Avalanche (DVA). Thierry SCARAFFIOTTI, responsable de secteur au poste central, a animé les 5 sessions de formation avec l’aide des pisteurs de Val d’Isère. Interview.

 

Pourquoi une telle formation ?

« Quand on habite, qu’on vit à Val d’Isère, la neige fait partie du décor. Immobile la majeure partie du temps, le manteau neigeux évolue pourtant et peut devenir particulièrement destructeur lorsqu’il se met brusquement en mouvement, sous forme d’avalanche.

Val d’Isère présente la particularité d’être très soumise au risque avalanche : le Bulletin d’Estimation du Risque Avalanche (BERA) concerne autant le village que le domaine skiable ! Il n’est pas rare que les accès piétons et routiers à certains hameaux soient fermés. Dans ces conditions, travailler à l’extérieur demande de respecter quelques règles simples.

 

Lesquelles ?

Le DVA est le moyen le plus rapide pour localiser une victime en cas d’avalanche. Le 1er réflexe, c’est donc de porter sur-soi un DVA allumé en mode « émission ». J’insiste ici :  sur-soi, ce n’est pas dans le sac à dos ou dans un engin.

La 2ème règle dans une zone soumise à un risque, c’est d’évoluer à deux -ou plus- afin d’assurer une progression sécurisée et une vigilance constante. Pour les conducteurs d’engins, travaillant le plus souvent seuls, la surveillance est effectuée par la transmission régulière et systématique de leur localisation et de leur parcours à venir (ex : appel radio toutes les 15 minutes).

Enfin, le 3ème conseil, c’est de s’entraîner régulièrement à l’utilisation du DVA .

 

Un dernier mot sur le déroulement de cette formation ?

L’exercice pratique de recherche, en extérieur, permet de prendre en compte d’autres facteurs comme le froid, le terrain, le stress. Je remercie les pisteurs qui ont assisté les participants durant cette phase essentielle : Magali BONNEVIE, Marlène BONNEVIE, Jason BOSLEY, Frédéric BOUCHENOT, Tiphaine DUPERIER, Paul GATE, Sylvain RIVIERE, Fabrice SORNET, Eric TRITTER et Alexis VIRIOT.

J’invite maintenant chacun à s’exercer régulièrement, tout en gardant une chose en tête : savoir chercher une victime d’avalanche c’est bien, mais prendre toutes les mesures pour ne pas avoir à le faire c’est encore mieux ».

 

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